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Prospection·18 août 2026·11 min de lecture

Liste des nouvelles entreprises en France : sources, accès et usages pour les professionnels.

La liste des nouvelles entreprises en France regroupe l'ensemble des structures commerciales, artisanales ou libérales immatriculées récemment auprès des registres officiels. Elle est produite quotidiennement à partir des données légales déclarées à l'INSEE via le répertoire SIRENE, et depuis 2023, au Registre National des Entreprises (RNE) géré par l'INPI.

Trouver la liste de nouvelles entreprises

Ces données sont publiques. Mais les accéder de façon exploitable, structurée, et au bon moment : c'est là que les choses se compliquent.

Ce que contient la liste des nouvelles entreprises en France

La définition exacte d'une nouvelle entreprise immatriculée

Une nouvelle entreprise désigne toute entité légalement créée et enregistrée pour la première fois dans les registres officiels français. Elle peut prendre la forme d'une auto-entreprise (micro-entreprise), d'une SASU, d'une SARL, d'une SAS, d'une EI ou encore d'une association à caractère commercial.

La notion de "nouvelle" est relative au contexte d'usage. Pour un commercial en prospection, une entreprise créée il y a moins de trois mois est une nouvelle entreprise. Pour un analyste de marché, la fenêtre peut couvrir l'année en cours ou les douze derniers mois. Il n'existe pas de seuil universel.

Les données officielles du registre SIRENE

Le répertoire SIRENE (Système Informatique pour le Répertoire des Entreprises et des Établissements) est tenu par l'INSEE. Il constitue la base de référence pour toute liste de nouvelles entreprises en France. Chaque immatriculation génère :

  • un numéro SIREN à 9 chiffres (identifiant unique de l'entreprise)
  • un numéro SIRET à 14 chiffres (SIREN + code établissement)
  • la raison sociale et la forme juridique
  • le code APE/NAF (activité principale exercée)
  • l'adresse du siège social
  • la date d'immatriculation

Ces données sont accessibles en open data via le portail data.gouv.fr. Le fichier SIRENE complet est mis à jour mensuellement. Un fichier de flux quotidiens est également disponible, mais son exploitation technique requiert des compétences de traitement de données.

RNE : le registre unifié depuis 2023

Depuis le 1er janvier 2023, le Registre National des Entreprises (RNE), géré par l'INPI, remplace les anciens registres éparpillés entre greffes des tribunaux de commerce, chambres de métiers et chambres d'agriculture. Il constitue désormais le point d'entrée unique pour les immatriculations de toutes les catégories d'entreprises.

Le RNE enrichit le SIRENE avec des données complémentaires : identité des dirigeants, capital social, objet social, liens capitalistiques pour certaines formes juridiques. Pour une liste de nouvelles entreprises exploitable en prospection, le croisement SIRENE + RNE donne aujourd'hui les données les plus complètes.

Combien d'entreprises sont créées chaque mois en France ?

Les chiffres réels de la création d'entreprises

La France enregistre en moyenne entre 80 000 et 100 000 nouvelles immatriculations par mois selon les périodes. Sur l'année 2023, l'INSEE a recensé plus de 1,05 million de créations d'entreprises. La France fait partie des pays européens à la plus forte densité entrepreneuriale rapportée à la population active.

Cette volumétrie est le premier fait structurant pour comprendre l'intérêt commercial d'une liste de nouvelles entreprises. Plus de 80 000 nouvelles structures par mois, c'est autant de dirigeants qui cherchent des fournisseurs, des partenaires, des outils, des conseillers. Le flux est permanent, pas saisonnier.

La répartition sectorielle et géographique

Les créations ne sont pas uniformément réparties. L'Île-de-France concentre à elle seule environ 25% des nouvelles immatriculations nationales. Viennent ensuite Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et Occitanie comme régions les plus actives.

Côté secteurs, le commerce de détail, les services à la personne, les activités de conseil et le BTP figurent systématiquement parmi les premières catégories de création. Le code NAF est donc un filtre essentiel pour rendre une liste de nouvelles entreprises exploitable : sans lui, vous noyez l'utile dans un volume inexploitable.

À quoi sert une liste de nouvelles entreprises ?

La prospection commerciale : un timing que les concurrents ratent

C'est l'usage le plus direct, et de loin le plus courant. Une nouvelle entreprise, au moment de sa création, a des besoins commerciaux immédiats et structurels : compte bancaire professionnel, assurance, logiciel de gestion ou de comptabilité, téléphonie professionnelle, site web, expert-comptable.

Ces décisions sont prises dans les premières semaines d'activité. Le dirigeant n'a pas encore de fournisseurs établis, pas encore de contrats en cours. Il est en phase de construction. C'est une fenêtre de réceptivité commerciale qui ne se reproduit plus avec la même intensité une fois l'activité lancée.

Contacter une entreprise créée depuis moins de trente jours, c'est s'adresser à un interlocuteur qui doit encore prendre des décisions que vous pouvez influencer. Contacter la même entreprise dix-huit mois plus tard, c'est proposer de la faire changer de fournisseur. Ce ne sont pas les mêmes objections à traiter.

La veille concurrentielle et sectorielle

Un cabinet de conseil, un investisseur, une chambre de commerce ou une fédération sectorielle ont d'autres usages de cette liste. Surveiller les nouvelles immatriculations dans un secteur précis permet de repérer l'arrivée de nouveaux acteurs, de mesurer la dynamique entrepreneuriale d'une filière, ou d'identifier des cibles de rachat avant qu'elles ne soient visibles sur le marché.

Cette veille sur les créations d'entreprises est utilisée par des structures publiques (Bpifrance, CCI, collectivités territoriales) comme indicateur de santé économique locale, et par des acteurs privés pour anticiper les évolutions de marché.

Les usages moins visibles mais réels

Certaines professions utilisent la liste des nouvelles entreprises pour des motifs moins évidents. Un organisme de formation qui repère les créations dans les secteurs réglementés peut identifier des dirigeants en besoin de certification rapide. Un éditeur de logiciels métier surveille les immatriculations dans son secteur cible pour déclencher une approche commerciale automatisée dès l'immatriculation.

Le point commun : dans tous ces cas, la valeur n'est pas dans la liste elle-même, mais dans le moment où elle est exploitée.

Comment accéder à la liste des nouvelles entreprises en France ?

Les sources officielles gratuites

L'accès aux données brutes est gratuit et public. Plusieurs portails officiels permettent de consulter ou télécharger des données de créations d'entreprises.

data.gouv.fr publie les fichiers SIRENE complets et les fichiers de flux mensuels. L'exploitation nécessite des compétences techniques (format CSV volumineux, nettoyage des données, croisement de tables).

L'INPI met à disposition les données du RNE via son portail data.inpi.fr, avec des APIs permettant d'interroger les nouvelles immatriculations en temps quasi-réel.

Infogreffe propose une consultation des dépôts d'actes et nouvelles immatriculations par tribunal de commerce, utile pour des recherches ciblées sur une zone géographique précise.

Ces sources sont fiables. Leur limite est pratique : elles nécessitent un traitement technique et ne fournissent pas les données dans un format directement exploitable par un commercial ou une PME sans équipe data.

Les plateformes de données enrichies

Des services tiers agrègent, enrichissent et structurent ces données officielles pour les rendre directement exploitables. Ce que ces plateformes apportent en plus : flux quotidien plutôt que mise à jour mensuelle, données de contact enrichies, segmentation par NAF et géographie, export directement importable dans un CRM.

Le cas le plus avancé : détecter les nouvelles immatriculations et déclencher une action de contact dans les 24 à 48 heures. Sur ce créneau, la rapidité d'exécution est un avantage concurrentiel direct.

À quel moment contacter une nouvelle entreprise ?

La fenêtre immédiate : J+0 à J+30

Certains prestataires ont tout intérêt à être les premiers. Le premier banquier, la première compagnie d'assurance, le premier expert-comptable à contacter un nouveau dirigeant bénéficie d'une position de choix : pas de concurrent en place, pas de fidélité établie, interlocuteur disponible.

La banque professionnelle est l'exemple le plus frappant. Un dirigeant qui vient de créer son entreprise doit ouvrir un compte bancaire professionnel immédiatement. La première offre crédible qu'il reçoit au bon moment a un avantage structural. Même logique pour les assureurs RC pro et les experts-comptables.

Les fenêtres décalées selon le secteur

Tous les prestataires n'ont pas intérêt à contacter une entreprise le jour de sa création. Un recruteur n'est pertinent qu'une fois que l'entreprise a assez d'activité pour envisager ses premiers salariés, souvent entre trois et neuf mois après l'immatriculation. Un équipementier ou un fournisseur de matériel professionnel attend que le dirigeant ait identifié ses besoins concrets, généralement après les six premiers mois d'exploitation.

Un éditeur de logiciel de gestion vise mieux la première clôture comptable, soit dix à quatorze mois après la création. Le bon moment dépend donc moins du calendrier général que de la nature précise du service proposé.

Le courrier postal : le canal que la création d'entreprise rend incontournable

Ce que l'email ne peut pas faire à J+0

Une nouvelle entreprise dispose d'une adresse postale dès son immatriculation. C'est une donnée légale, publique, fiable. À la même date, le dirigeant n'a souvent pas encore d'adresse e-mail professionnelle stable, pas de présence en ligne, pas de numéro direct connu.

Résultat : le cold email rate sa cible. L'adresse utilisée à l'immatriculation (souvent personnelle ou temporaire) génère un taux de rebond élevé. Le courrier postal, lui, arrive. Sans filtre anti-spam, sans boîte de réception déjà saturée de sollicitations, sans algorithme qui décide si votre message mérite d'être lu.

Boîte créée lundi. Courrier reçu mercredi. Vos concurrents la découvrent en septembre.

Le taux d'ouverture du courrier postal en prospection BtoB se situe autour de 90%. Un e-mail commercial non sollicité dépasse rarement 25% d'ouverture, souvent bien en dessous. La différence ne tient pas à la qualité du message : elle tient au canal lui-même.

Le coût réel d'une campagne courrier vers les nouvelles entreprises

Le frein principal au courrier postal en prospection a longtemps été logistique : rédiger, imprimer, mettre sous pli, affranchir, envoyer. À l'unité ou en petit volume, le coût et le temps décourageaient les petites structures.

Ce calcul a évolué. Les plateformes d'envoi de courrier automatisé permettent aujourd'hui d'envoyer un courrier personnalisé pour environ 1,50 euro tout compris, en 24 à 48 heures après validation du contenu, sans minimum de volume. Une campagne de cinquante courriers ciblés vers des nouvelles entreprises d'un secteur précis revient à 75 euros. Même ciblage sur LinkedIn Ads : plusieurs centaines d'euros de budget pub pour une portée équivalente.

Comment qualifier et utiliser une liste de nouvelles entreprises en prospection

Les filtres qui rendent une liste exploitable

Une liste brute de nouvelles entreprises sans filtrage n'a pas de valeur commerciale directe. C'est un volume. Ce sont les filtres combinés qui la transforment en outil de prospection :

Le code NAF permet de cibler un secteur d'activité précis. La zone géographique concentre les efforts sur le territoire pertinent pour votre offre. L'ancienneté de création permet d'aligner le contact avec la fenêtre de réceptivité propre à votre service. La forme juridique (auto-entrepreneur vs SARL vs SAS) peut signaler la taille et les enjeux de la structure.

Ces filtres combinés transforment 80 000 immatriculations mensuelles brutes en quelques centaines de prospects réellement pertinents pour une offre donnée.

Intégrer le flux de nouvelles entreprises dans une séquence commerciale

L'erreur classique : acheter une liste, envoyer une campagne, passer à autre chose. L'approche qui fonctionne : un flux continu. Recevoir chaque semaine ou chaque mois les nouvelles immatriculations correspondant à vos critères, et déclencher automatiquement ou semi-automatiquement une action de contact.

Ce mécanisme transforme la liste de nouvelles entreprises en un pipeline commercial auto-alimenté. Les prospects arrivent au fil de leurs créations, pas en bloc lors d'un achat ponctuel.

FAQ : liste des nouvelles entreprises en France

Qu'est-ce que la liste des nouvelles entreprises en France ?

La liste des nouvelles entreprises en France regroupe l'ensemble des structures immatriculées récemment dans les registres officiels : le répertoire SIRENE de l'INSEE et le Registre National des Entreprises (RNE) de l'INPI. Elle contient les données légales de chaque nouvelle entité créée : raison sociale, forme juridique, adresse du siège, code NAF, date d'immatriculation et identifiant SIREN. Ces données sont publiques et mises à jour en continu.

Combien de nouvelles entreprises sont créées chaque mois en France ?

La France enregistre en moyenne entre 80 000 et 100 000 nouvelles immatriculations par mois. Sur 2023, l'INSEE a recensé plus d'un million de créations d'entreprises. Ce flux permanent inclut toutes les formes juridiques : auto-entreprises, SASU, SARL, SAS, SNC et autres. Les régions les plus dynamiques sont l'Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA.

Où trouver gratuitement la liste des nouvelles entreprises en France ?

Les données officielles sont disponibles sur data.gouv.fr (fichiers SIRENE complets et flux mensuels), sur le portail de l'INPI (data.inpi.fr) pour les données RNE, et sur Infogreffe pour les nouvelles immatriculations par tribunal de commerce. Ces sources sont fiables mais nécessitent des compétences techniques pour être exploitées directement. Des plateformes tierces proposent les mêmes données dans des formats déjà structurés et filtrés.

Peut-on filtrer la liste des nouvelles entreprises par secteur ou région ?

Oui. Les données officielles incluent le code NAF (activité principale exercée) et l'adresse du siège social, ce qui permet un filtrage géographique et sectoriel. Les plateformes de données enrichies proposent des filtres supplémentaires : forme juridique, ancienneté de création, taille estimée selon la forme sociale. Ces filtres sont essentiels pour rendre exploitable un flux de plusieurs dizaines de milliers d'immatriculations mensuelles.

Pourquoi contacter une nouvelle entreprise rapidement après sa création ?

Une nouvelle entreprise n'a pas encore de fournisseurs établis dans les premières semaines suivant sa création. Le dirigeant est en phase de décision active sur ses prestataires essentiels : banque, assurance, expert-comptable, outils de gestion. Cette fenêtre de réceptivité commerciale ne se reproduit pas avec la même intensité une fois l'activité lancée. La rapidité du contact est donc un avantage concurrentiel direct, pas un détail.

Quel canal utiliser pour prospecter les nouvelles entreprises ?

Le courrier postal est le canal le plus adapté à J+0, car chaque nouvelle entreprise dispose d'une adresse postale dès l'immatriculation, quand l'adresse e-mail professionnelle est souvent encore inexistante ou instable. Le taux d'ouverture du courrier postal en prospection BtoB avoisine 90%. L'e-mail et LinkedIn deviennent pertinents une fois que l'entreprise a développé sa présence en ligne, généralement après quelques semaines à quelques mois d'activité.

Quelle différence entre les données SIRENE et le RNE pour une liste de nouvelles entreprises ?

Le SIRENE, géré par l'INSEE, est le répertoire de référence pour les identifiants légaux (SIREN, SIRET), les codes NAF et les adresses de siège. Le RNE, géré par l'INPI depuis 2023, unifie les anciens registres du commerce et intègre des informations complémentaires : identité des dirigeants, capital social, objet social. Pour une prospection sur nouvelles entreprises, le croisement des deux sources fournit les données les plus complètes et les plus fraîches.

Données brutes ou flux automatisé : ce que les portails officiels ne font pas

data.gouv.fr, data.inpi.fr, Infogreffe : les sources officielles sont fiables. Ce qu'elles ne font pas : vous livrer un fichier propre, filtré, prêt à l'emploi, dans les 24 heures suivant une immatriculation.

Accéder aux données brutes du SIRENE et les rendre exploitables est un projet technique. La plupart des structures commerciales n'ont ni le temps ni les compétences pour l'assumer en interne. Et pendant ce temps, la fenêtre de réceptivité des nouvelles entreprises se referme.

L'alternative : un flux automatisé qui détecte chaque création dans votre secteur et votre zone, vous livre le fichier au format choisi, et vous permet d'envoyer un courrier postal directement depuis la même interface. Sans fichier à constituer. Sans outil tiers à connecter. Sans délai entre la détection et la prise de contact.

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